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Fraude sur les services financiers numériques : responsabilités et recours
Fraude Mobile Money, hameçonnage bancaire, usurpation par deepfake : le secteur financier concentre la majorité des incidents documentés. Les responsabilités entre opérateur, établissement et client restent mal établies, et aucun guichet de réclamation identifiable n'est accessible aux victimes.
16 incidents rattachés
Sous chaque incident, le motif du rattachement : ce que ce cas précis donne à voir de cet enjeu. Les fiches sont classées de la plus récente à la plus ancienne, par date de l'incident.
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Hôpital Central de Yaoundé
L'usurpation sert à extorquer des paiements à des patients, par les canaux de paiement mobile. La victime paie en croyant régler un acte de soin : la perte est supportée par elle seule, et aucun guichet de réclamation ne traite la fraude au faux agent public.
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Opération INTERPOL
651 arrestations dans seize pays pour des fraudes financières numériques. L’action est venue d’une coopération policière internationale, non d’un dispositif national de traitement des réclamations : les victimes camerounaises n’ont eu accès à aucun recours avant l’opération, et n’en ont pas davantage après.
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Ecobank
Page Facebook miroir reprenant le nom, le logo et la campagne « Jours de Fête » de la banque, et se réclamant du ministère des Finances. Le détournement de marque sur les plateformes sociales n'ouvre aucune voie de signalement rapide côté camerounais : le retrait dépend entièrement de la plateforme.
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Ecobank Cameroun
Faux comptes Facebook et WhatsApp au nom de la banque, servant d'appât à un placement fictif : la sollicitation quitte la page publique pour la conversation privée, où chaque victime est traitée séparément et où aucun tiers ne peut constater la fraude. Le numéro WhatsApp employé est visible dans les captures diffusées par l'établissement, mais aucune procédure camerounaise ne permet d'en obtenir la suspension : le retrait dépend entièrement de la plateforme. Et l'épargnant qui a versé des fonds n'a d'autre interlocuteur que le service client d'une banque qui n'est pas partie au paiement — aucun guichet de réclamation ne traite la fraude à l'investissement en ligne.
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MTN Cameroun
Fraude de masse sur les comptes de monnaie électronique, dont l'opérateur reconnaît que moins de 5 % est le fait de ses propres agents. Le client supporte la perte, et le seul décompte disponible est celui que l'opérateur publie de sa propre initiative : aucune autorité ne le vérifie, et aucun format commun ne permet de le comparer à celui des autres opérateurs. La procédure de réclamation ouverte à la victime n'est établie par aucun texte.
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Afriland First Bank
Fausse interview du fondateur de la banque, générée puis diffusée pour promouvoir un projet d'investissement fictif. L'usurpation ne vise plus les partenaires de l'établissement mais l'épargnant, et aucun canal ne permet à celui-ci de vérifier auprès de la banque qu'une sollicitation d'investissement émane bien d'elle.
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Afriland First Bank
Usurpation de l'identité du directeur général par courriels, profils sociaux et documents falsifiés, adressés à des partenaires et clients stratégiques. Aucun mécanisme d'authentification institutionnelle ne permet à un tiers de vérifier qu'une communication émane réellement de l'établissement.
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BICEC
Campagne de masse d'hameçonnage et de smishing exploitant l'étendue du réseau d'agences et de clients. La taille de la base clients devient le facteur d'exposition, sans qu'aucune obligation d'alerte de la clientèle ne pèse sur l'établissement.
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Afriland First Bank
Campagne massive de faux SMS visant à capter les identifiants de banque en ligne des clients. La perte est supportée par le client, pas par l'établissement, et aucun guichet de réclamation identifiable ne lui est ouvert : la répartition des responsabilités entre la banque, l'opérateur télécom et l'usager n'est établie par aucun texte.
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Secteur bancaire camerounais (14 établissements)
Les données proposées portent sur l'identité des détenteurs de cartes et les informations permettant d'opérer sur leurs comptes. Aucun établissement nommé n'a informé ses clients, aucun recours n'est ouvert à une personne dont les données figureraient dans ce catalogue, et rien ne permet à un titulaire de compte de savoir s'il est concerné.
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ACTIVA Group
Hameçonnage visant les utilisateurs et les interfaces de paiement mobile de l'établissement. Le périmètre de G-04 se définit par le service visé, non par le secteur de la victime : dès lors que la fraude s'exerce sur un moyen de paiement numérique et que la perte est supportée par l'usager, elle relève de cet enjeu, quel que soit le statut de l'organisation dont l'identité est empruntée. Aucun guichet de réclamation ne traite ce type de perte.
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BICEC
Un faux site d'e-banking imitant le portail de la banque a été mis en ligne pour capter les identifiants de connexion des clients. La banque a alerté par communiqué, mais rien ne permet à un client de vérifier l'authenticité d'un portail bancaire avant d'y saisir ses identifiants, ni de savoir à qui s'adresser s'il l'a fait.
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Orange Cameroun
Fausse application promettant des forfaits, conçue pour capter les codes de confirmation Orange Money. La perte est intégralement supportée par l'usager, qui a saisi son code lui-même : aucun mécanisme ne distingue le débit consenti du débit extorqué, et aucun guichet ne traite la réclamation. La responsabilité de l'opérateur, celle de la plateforme qui a distribué l'application et celle de l'usager ne sont réparties par aucun texte.
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Société Générale Cameroun
Appels frauduleux avec usurpation du numéro officiel de la banque : le numéro SOGELINE s'affiche sur l'écran du client. L'usurpation du numéro appelant relève de la responsabilité des opérateurs télécoms, mais aucune obligation ne leur impose de la bloquer, et le client n'a aucun moyen de distinguer l'appel légitime du frauduleux.
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Afriland First Bank
Création de plateformes web et de faux profils sociaux au nom de la banque pour escroquer internautes et clients. Le fait que le même mode opératoire se répète sur la même marque en 2021, 2024 et 2025 montre qu'aucun dispositif de détection et de retrait ne s'est mis en place entre-temps.
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SCB Cameroun
Usurpation de marque par courriels reprenant le logo et la charte de la banque, avec des prétextes de « mise à jour obligatoire » ou de « nouvelle réglementation de la COBAC ». L'invocation d'une autorité de régulation comme appât montre qu'aucun canal officiel ne permet au client de vérifier une communication qui se réclame du régulateur.
Le rattachement d'un incident à un enjeu n'existe pas sans un motif écrit. Les règles qui le gouvernent sont exposées sur l'index des enjeux, et toute reformulation d'un enjeu est consignée au registre public des corrections.

