Infrastructures · Jeux de données
Aucune institution ne publie de série chiffrée des interruptions du réseau camerounais. L’Observatoire en construit une à partir de mesures indépendantes et la met à disposition en libre téléchargement.
Chaque version est figée et datée : un jeu de données publié ne change plus, afin de rester citable. Les versions antérieures demeurent accessibles.
01La série disponible
Interruptions du réseau camerounais, 2023-2026
1 368 épisodes · du 6 janvier 2023 au 28 août 2026 · quatre entités : le Cameroun dans son ensemble (600 épisodes), Camtel (417), MTN Cameroon (235), Orange Cameroun (116) · format CSV, séparateur point-virgule, encodage UTF-8
Dérivé — coupures majeures (baromètre). À partir de cette série brute, l’Observatoire dérive les coupures majeures : les épisodes dépassant un seuil publié — baisse d’accessibilité ≥ 50 %, durée ≥ 15 min — classés en deux paliers : pic sévère (moins de 60 min) et coupure prolongée (60 min et plus). C’est la base de l’indicateur annuel de disponibilité. On dénombre 129 coupures majeures sur 2023-2026 (66 pics sévères, 63 prolongées ; Cameroun national 11, Camtel 64, MTN 33, Orange 21).
Télécharger — coupures majeures (CSV)
Colonnes ajoutées à la série brute : palier et communiquee (recherche de communication publique par événement, en cours de remplissage). Seuil publié et stable : la comparaison d’une année sur l’autre n’est licite qu’à seuil constant.
Pourquoi cette série existe. Le dernier volume chiffré publié par le régulateur remonte à octobre 2018. Les opérateurs ne communiquent qu’en période de crise. Il n’existait, avant celle-ci, aucune série continue et vérifiable des interruptions du réseau national.
Ce que contient le fichier
| Colonne | Contenu |
|---|---|
| entite | Le pays ou le réseau d’un opérateur, avec son numéro de système autonome |
| debut_utc | Début de l’épisode, en temps universel coordonné |
| retour_normal_utc | Retour à la normale. Vide si l’épisode n’a pas été clôturé dans la période |
| duree_minutes | Durée calculée entre les deux bornes |
| signal | routage_bgp — visibilité des préfixes ; accessibilite_ping — sondage actif |
| valeur_observee | Nombre de blocs d’adresses observés pendant l’épisode |
| valeur_reference | Valeur historique attendue au même moment |
| ecart_pourcent | Écart entre l’observation et la référence |
| source | IODA — Georgia Institute of Technology |
Deux signaux à ne pas confondre. Le routage indique si les adresses camerounaises sont annoncées au reste d’Internet ; l’accessibilité indique si les machines répondent effectivement. Un routage stable accompagné d’une accessibilité dégradée n’est pas le profil d’une avarie de câble — c’est la signature d’un filtrage. Cette distinction est ce qui rend la série utile au-delà du simple décompte.
Comment il est produit
La série est construite à partir de l’API publique d’IODA, du Georgia Institute of Technology, qui détecte les anomalies de connectivité en croisant plusieurs signaux indépendants à granularité de cinq minutes.
Le traitement appliqué est le suivant. Les alertes sont récupérées par tranches successives, l’interface plafonnant à cinq cents résultats par requête — une collecte en une seule fois en aurait manqué plus de la moitié. Chaque alerte critique est ensuite appariée avec le retour à la normale suivant, sur le même signal, afin de calculer une durée. Le signal issu des services Google est exclu : il produit un bruit nocturne massif sans rapport avec des interruptions réelles. Les doublons sont éliminés.
Mesuré Cette série relève du régime des mesures indépendantes : elle est reproductible. Toute personne appliquant la même méthode aux mêmes sources obtiendra les mêmes résultats, et pourra contester les nôtres. C’est la propriété que ne possède aucune autre donnée disponible sur le sujet.
04Ce que ces données ne disent pas
- Ni la cause, ni la responsabilité. Une interruption détectée peut résulter d’une avarie, de travaux, d’un défaut d’alimentation, d’un différend commercial ou d’une décision délibérée. La série ne tranche pas.
- Ni la localisation. Les mesures portent sur des blocs d’adresses, non sur des territoires. Aucune région ne peut en être déduite.
- Ni le nombre d’usagers affectés. Aucune conversion en population n’est possible à partir de ces données.
- Ni la sévérité ressentie. Un épisode bref au routage peut être invisible pour l’usager ; une dégradation lente peut être très pénalisante sans déclencher d’alerte.
Deux précautions de comparaison. La valeur de référence du Cameroun est passée d’environ 2 555 blocs à 1 062 fin 2025 : cette rupture reflète un changement d’agrégation de la source, non une perte réelle de routage. Les valeurs absolues ne doivent donc pas être comparées entre périodes éloignées. Par ailleurs, l’échantillon d’accessibilité ne compte que 120 à 250 blocs pour le Cameroun : un écart de 20 à 30 % peut relever de l’artefact.
05Réutilisation et citation
Ces données sont mises à disposition librement, y compris pour un usage commercial, sous réserve de citer la source primaire et la présente compilation. Les données d’origine sont la propriété de Georgia Tech Research Corporation ; il appartient à chaque réutilisateur de vérifier les conditions applicables auprès d’IODA pour un usage étendu.
Si vous utilisez cette série dans un travail de recherche, un article ou un rapport, écrivez-nous : nous tenons la liste des réutilisations, et une erreur signalée profite à tout le monde.
Prochaines versions. La série suit un rythme de mise à jour fixe : veille mensuelle, publication trimestrielle (mars, juin, septembre, décembre), et mise à jour exceptionnelle en cas de coupure nationale majeure. Prochaine version : décembre 2026. Chaque version reste accessible après publication de la suivante : une donnée citée ne doit pas disparaître.
Méthode. Les régimes de données et la politique de correction sont exposés dans Sources et méthode. Pour l’interprétation de ces chiffres, voir Ce que l’on sait des coupures.
Une erreur à signaler, une réutilisation à déclarer : mon@obs-cc.org

