CAMCIS (DGD / MINPOSTEL)
La plateforme douanière CAMCIS, opérationnelle depuis le 1er avril 2026, a flagué environ 700 000 terminaux non dédouanés connectés aux réseaux camerounais entre le 1er et le 25 avril, avec échéance fixée au 30 avril 2026. Au-delà de l'enjeu fiscal, les experts cybersécurité (ANSI Cameroun) alertent sur le couplage systématique IMEI ↔ identité abonné ↔ opérateur, opéré sans politique publique de protection des données entièrement opérationnelle (l'APDP n'est pas encore activée ; loi n° 2024/017 en période de mise en conformité jusqu'au 23 juin 2026). Pas de fuite confirmée à ce stade, mais surface d'exposition considérée comme élevée par le secteur expert.
Ce que cet incident donne à voir du cadre camerounais : ce qui est obligatoire, ce qui ne l'est pas, et ce dont personne n'a à rendre compte.
Le dispositif douanier CAMCIS a fait apparaître, en un mois, environ 700 000 terminaux non dédouanés connectés aux réseaux camerounais. L'information est née d'un croisement entre la douane, le ministère des Postes et Télécommunications et les quatre opérateurs — une coordination intersectorielle qui existe donc, mais dont l'objet est fiscal. Le risque de sécurité que porte un parc de terminaux non identifiés a été signalé par l'ANSI ; rien n'indique qu'il soit traité par ce même dispositif. La coordination fonctionne là où elle a un objet budgétaire, pas là où elle aurait un objet cyber.
Business in Cameroon — CAMCIS operational
237online — CAMCIS et téléphones : le vrai risque, c'est vos données
Cameroon Tribune — 700 000 terminaux risquent un blocage

