À retenir — le SPF est largement adopté (85–88 %), mais le DMARC est souvent présent sans être contraignant (à peine la moitié en politique active) et le DNSSEC reste quasi inexistant (nul sur tout l’espace .cm). Autrement dit : la protection existe plus souvent sur le papier qu’elle n’agit réellement.
Jeu de données ouvert issu de la mesure du baromètre : pour 30 grandes organisations camerounaises — administrations, entreprises publiques, banques, universités et médias (.cm et .com) — il indique si chacune a activé SPF, DMARC et DNSSEC, les protections contre l'usurpation de leur adresse e-mail et la falsification de leur DNS.
30 grandes organisations (.cm et .com) · mesure du 1er octobre 2026 · format CSV, UTF-8
Versions antérieures
Donnée ouverte, versionnée et datée · chaque version reste accessible · réutilisation libre avec mention Observatoire de Cybersécurité du Cameroun (OBS-CC).
Comprendre les trois protections
Pourquoi cela compte
L’usurpation d’adresse e-mail est le point de départ de la plupart des campagnes d’hameçonnage et de fraude au président (BEC). Quand une administration, une banque ou un opérateur ne protège pas son domaine, un attaquant peut envoyer des messages qui semblent provenir d’elle — à ses clients, ses agents, ses partenaires — sans avoir eu accès à ses systèmes. SPF et DMARC ferment cette porte ; DNSSEC ferme l’équivalent côté navigation web.
Constat marquant, inchangé entre les mesures de septembre et d’octobre 2026 : le DMARC est souvent présent mais rarement contraignant (laissé en p=none), et le DNSSEC est quasi inexistant, nul sur tout l’espace .cm observé. La protection existe sur le papier plus souvent qu’elle n’agit.
Méthode
Les enregistrements SPF, DMARC (_dmarc.<domaine>) et DNSSEC sont interrogés via une résolution DNS publique (DNS-over-HTTPS). L’échantillon est réparti en deux groupes : les domaines .cm (institutions, télécoms, médias, universités) et les grandes organisations en .com (banques, assurances, télécoms). Un domaine qui ne résout pas est écarté du calcul ; les taux « strict » (SPF) et « actif » (DMARC) ne comptent que les configurations réellement protectrices. La mesure est versionnée et datée, et répétée à cadence trimestrielle. Ce pas a été retenu après la mesure du 1er octobre 2026 : sur les trente domaines du panel, un seul enregistrement avait changé en un mois — group-activa.com a publié un DMARC, mais en p=none, donc déclaré sans être contraignant. Un rythme mensuel produisait beaucoup de versions pour très peu de signal. Prochaine édition : décembre 2026. Détail de l’outil sur la page Outil de collecte — DoH.
Périmètre observé (v2026.10)
Échantillon de 30 domaines, délibérément restreint aux grandes organisations et non représentatif de l’ensemble de l’espace .cm :
- .cm — institutions (MINPOSTEL, ANTIC, ART, PRC, SPM, MINFI, MINESUP, DGI, CNPS, MINSANTÉ), télécoms (Camtel, Orange, MTN), médias (CRTV, Cameroon Tribune), universités (Yaoundé I, Douala), autres (Camair-Co, Eneo, PAD).
- .com — banques et finance (Afriland First Bank, BICEC, Ecobank, UBA, BGFIBank, SG Cameroun), assurances (Activa, Chanas, Ascoma), télécoms (MTN Cameroon).
Historique des relevés
Chaque relevé est conservé et reste téléchargeable. Le tableau récapitule les éditions publiées ; la série complète, tous relevés empilés dans un seul fichier, se télécharge en bas de ce tableau.
| Édition | Relevé | Panel | SPF présent .cm |
DMARC actif .cm |
DMARC présent .com |
DNSSEC .com |
Fichier |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| v2026.09 | 4 septembre 2026 | 30 domaines · 29 résolus | 85 % | 50 % | 55 % | 22 % | CSV |
| v2026.10 | 1er octobre 2026 | 30 domaines · 29 résolus | 85 % | 50 % | 66 % | 22 % | CSV |
⬇ Série complète des relevés (CSV) — une ligne par organisation et par édition, précédée des colonnes version et date_mesure. C’est le format à utiliser pour suivre l’évolution d’un domaine précis d’un relevé à l’autre.
Lecture de l’écart septembre → octobre. Un seul changement sur les trente domaines : group-activa.com a publié un enregistrement DMARC, mais en p=none. Le taux de DMARC présent sur le .com monte donc de 55 à 66 %, tandis que le taux de DMARC actif reste à 44 %. L’écart entre déclaration et application se creuse au lieu de se combler.
Note de correction. Le fichier v2026.09 mis en ligne le 5 septembre 2026 contenait un octet non conforme à l’UTF-8 dans un libellé de groupe, ce qui le faisait rejeter par un lecteur strict. Le lien ci-dessus pointe vers la version corrigée ; le fichier d’origine reste accessible depuis la fiche du jeu de données. Aucune donnée mesurée n’a été modifiée.

